Une étude appelle à l'action pour aider les adolescents atteints de diabète à passer aux soins pour adultes

Étude 12 - Actes 23-28: Paul en appelle à Néron (3ème trimestre 2018) (Juin 2019).

Anonim

L'adolescence peut être une période turbulente de la vie, avec des luttes pour établir son autonomie, des problèmes d'identité et des comportements à risque. Pour les jeunes adultes souffrant d'une maladie chronique telle que le diabète de type 1, cette phase de transition pose également d'autres problèmes, car ils assument une responsabilité accrue pour leur santé globale. Une nouvelle étude de l'Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill (IR-CUSM) met en lumière les lacunes dans la pratique des soins de transition au Québec, soulignant l'absence de politiques normalisées dans les centres de diabète pédiatrique. Ces résultats, publiés dans la revue à libre accès BMJ Open Diabetes Research & Care, soulignent la nécessité d’évaluer et de développer des interventions ciblées à plusieurs niveaux pour améliorer le processus de transition.

"Le passage des soins pédiatriques aux soins pour adultes est un processus énorme et complexe qui ne concerne pas uniquement le diabète de type 1. Il survient également avec d'autres maladies chroniques de l'enfance telles que la fibrose kystique ou chez les greffés rénaux", explique le principal auteur de l'étude. Meranda Nakhla, endocrinologue pédiatrique à l'Hôpital de Montréal pour enfants du CUSM et professeure adjointe de pédiatrie à l'Université McGill. "Des études antérieures ont montré que la transition est une période vulnérable où les adolescents ont tendance à ne plus recevoir de soins médicaux. les soins pédiatriques à transférer aux soins pour adultes ne font pas l'objet d'un suivi régulier pour leur maladie chronique. »

Selon le Dr Jan Hux, directeur scientifique de Diabète Canada, qui a financé l’étude, l’adolescence est une période où les jeunes peuvent commencer à se rebeller contre les rigueurs quotidiennes de la vie avec cette maladie 24/7 et à prendre des risques pouvant affecter leur santé. dans les années ultérieures. "Tel que noté dans les guides de pratique clinique de Diabète Canada, il faut une transition bien préparée et soutenue vers les soins pour adultes comprenant un coordonnateur de la transition, des rappels aux patients et de la formation", dit-elle. "Le fait de bénéficier de soins et d'un soutien transitoires solides au cours de cette nouvelle étape de la vie peut avoir un impact considérable sur leur vie. Comme le souligne cette étude, il reste encore beaucoup à faire pour répondre efficacement à ces besoins."

Actuellement, un Canadien sur quatre vit avec le diabète et le Québec a l'un des taux d'incidence de la maladie les plus élevés chez les enfants du monde (32 pour 100 000 par an). Le diabète de type 1 - une maladie dans laquelle le corps produit peu ou pas d'insuline et nécessite des injections quotidiennes d'insuline - est l'une des maladies chroniques les plus courantes chez l'enfant.

Dans cette étude, les chercheurs ont mis l'accent sur la perspective des fournisseurs de soins pédiatriques des établissements de santé universitaires, non universitaires et ruraux au Québec. Entre juin et novembre 2015, ils ont mené des entrevues approfondies avec des infirmières, des éducatrices, des pédiatres et des endocrinologues pédiatriques de 12 centres de la province. On a demandé aux fournisseurs de soins leur point de vue, leurs expériences et les obstacles qu'ils rencontraient une transition réussie des soins pédiatriques aux soins pour adultes.

"Nous avons constaté des lacunes considérables dans les pratiques de soins de transition telles que l'absence de politique de soins de transition normalisée, la communication limitée entre les établissements de soins pédiatriques et adultes et l'absence de structure permettant aux prestataires de soins pédiatriques de mettre en œuvre des pratiques de transition" Nakhla, qui est également scientifique au Centre for Outcomes Research and Evaluation de l'IR-CUSM. "Les bonnes intentions sont là et tout le monde reconnaît que cette transition est importante mais que les fournisseurs de soins pédiatriques leurs pratiques. ''

L'étude indiquait que les fournisseurs de soins pédiatriques reconnaissaient l'importance des soins de transition, mais que seulement 25% d'entre eux déclaraient avoir une préparation et une planification de la transition formelles et structurées dans leurs centres de traitement du diabète. Parmi les obstacles jugés importants par les fournisseurs de soins pédiatriques, mentionnons le manque de fournisseurs de soins pour adultes et d’équipes multidisciplinaires dans les établissements de soins pour adultes, la difficulté de planifier les rendez-vous chez les adultes, s'éloigner de la maison. Le manque de temps des prestataires de services de pédiatrie pour planifier la transition et le manque de ressources, y compris les ressources humaines, dans la mise en œuvre des services de transition ont également été abordés.

"En tant que professionnels de la santé, nous devons commencer le processus de transition tôt et pas avant que les adolescents ne soient transférés aux soins pour adultes. Nous devons également déployer des efforts pour impliquer les familles et guider les parents afin qu'ils assument progressivement leurs responsabilités sans prendre de risques inutiles. ", a déclaré le Dr Nakhla

Les chercheurs utilisent actuellement une base de données administrative sur la santé au Québec pour examiner ce qui arrive à ces jeunes adultes en termes d'hospitalisation, de visites aux services d'urgence et de résultats en matière de santé lorsqu'ils sont transférés aux soins pour adultes.