La détection plasmonique en temps réel sans marquage permet de quantifier des isoformes d'ARNm épissés alternativement

Label-Free Technologies Conference Webcast (Juillet 2019).

Anonim

L'épissage alternatif des précurseurs d'ARNm permet aux cellules de générer différentes sorties protéiques à partir du même gène en fonction de leur statut développemental ou homéostatique. C'est un processus complexe qui permet de générer des variants de protéines à partir d'un répertoire limité de gènes codant pour des protéines chez les organismes eucaryotes. Sa dérégulation est fortement liée à l'apparition et à la progression de la maladie. Un article récent dans Biosensors and Bioelectronics rapporte une technologie simple et robuste utilisant un biocapteur à résonance de plasmon de surface (SPR) pour la surveillance sans étiquette des événements d'épissage alternatifs en temps réel.

Les méthodes actuelles de surveillance des épissages alternatifs exigent des procédures complexes et présentent souvent des difficultés pour discerner les isoformes étroitement liées, par exemple, en raison de l'hybridation croisée lors de leur détection. La nouvelle approche décrite dans l'article ne nécessite aucune synthèse d'ADNc ni amplification par PCR. La méthodologie a été appliquée à l'ARN isolé des cellules HeLa pour la quantification des isoformes épissées alternativement du gène Fas, impliquées dans la progression du cancer par la régulation de la mort cellulaire programmée. Les résultats démontrent que la nouvelle méthodologie de biosensibilité est spécifique aux isoformes, avec pratiquement aucune hybridation croisée, atteignant des limites de détection dans la gamme picoMolaire. Des résultats similaires ont été obtenus pour la détection des isoformes d'ARNm du gène BCL-X.

Des schémas d'épissage alternatifs dérégulés pourraient être considérés comme une caractéristique du cancer. Ainsi, l'identification de variantes épissées en tant que biomarqueurs pourrait éclairer le développement du cancer. La technologie des biocapteurs développée par le groupe ICN2 en collaboration avec des chercheurs du CRG peut grandement faciliter l’exploration de biomarqueurs d’épissage alternatifs dans le diagnostic et le traitement des maladies.